65‣ Appliquer des stratégies de lecture variées

Le fait que le modèle technologique actuel ne soit pas durable ne relève pas de la dystopie. C’est de la simple comptabilité.

65‣ Appliquer des stratégies de lecture variées
Roadsworth, Carreaux Saint-Denis, 2020, rue Saint-Denis, Montréal, Québec, Canada. Reproduit avec l'autorisation de l'artiste. Source.

Dans Apprendre !, le chercheur en psychologie cognitive Stanislas Dehaene explique que la réussite d'un apprentissage repose sur quatre piliers : l'attention, qui sélectionne et amplifie une information ; l'engagement actif, qui amène l'étudiant·e à formuler et à mettre à l'épreuve ses propres hypothèses ; le retour sur erreur, qui ajuste nos prédictions à la réalité ; et la consolidation, qui automatise peu à peu ce qui a été appris, notamment par la répétition. Or les stratégies de lecture sollicitent ces quatre piliers à la fois : elles orientent l'attention vers un aspect du texte, obligent à une lecture active, invitent à vérifier ses anticipations et laissent des traces auxquelles on peut revenir. Petit inventaire pratique.


Ma collègue Geneviève Dufour a été l’une des premières dans mon département à nous sensibiliser à l’impact des stratégies de lecture sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, notamment dans le cours de Renforcement du français écrit. Elle et d’autres collègues ont expérimenté et rapidement implanté la démarche de l’Enseignement de la lecture littéraire au collégial (ELLAC) dans leur pédagogie. Le relevé des stratégies que je fais ici leur doit beaucoup.

► UNE STRATÉGIE de lecture est un outil cognitif que l'étudiant·e active pour approfondir sa compréhension du texte. Nous allons distinguer ici deux étapes : une phase préparatoire avant la lecture, puis une phase stratégique pendant la lecture comme telle.

Or l'expérience est claire : s'il ne comprend pas à quoi il doit faire attention, il ne le voit pas, et ce qu'il ne voit pas, il ne peut pas l'apprendre. (Stanislas Dehaene, Apprendre ! p. 220)

Annoter est une méthode, pas une stratégie

Toutes les stratégies de lecture ont un point commun : elles exigent qu'on laisse des traces de notre réflexion. Pour les appliquer, quelques outils s'avéreront essentiels : un crayon à mine (pour pouvoir effacer), des surligneurs de différentes couleurs (pour différencier les observations), des signets ou des post-it et un carnet de notes (si on préfère ne pas écrire dans le livre). Dans le texte comme tel, on voudra souligner les passages importants, encercler les mots-clés et les mots inconnus ou tracer des flèches pour relier des éléments.

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En début de trimestre, les étudiant·es sont un peu impressionnés par la quantité d'observations que d'autres ont avant eux ont laissées sur les textes annotés que je présente en exemples. Mais vers la fin, ils sont aussi bons !

L'application de stratégies de lecture variées est le premier exercice que font mes étudiant·es quand ils et elles commencent leur portfolio. Ils feront cet exercice cinq à six fois durant le trimestre. C'est une importante habileté à développer.

Ces traces sont essentielles pour trois raisons :

  1. Elles servent d'abord à externaliser la pensée. En écrivant ses observations, on libère notre mémoire de travail et on peut penser plus clairement et plus longtemps, puisqu'on se décharge cognitivement.
  2. Les traces permettent de créer une mémoire. Quelques jours ou quelques semaines après la lecture, ces annotations permettent de retrouver rapidement nos observations sans avoir à relire entièrement le texte.
  3. Elles permettent de construire notre interprétation. Les traces deviennent les matériaux bruts qu'on organisera en carte mentale, puis en plan, puis en rédaction par la suite.

Annoter un texte, c'est un peu comme prendre des notes pendant une réunion : on note ce qui frappe et les questions qu'on n'ose pas toujours poser. Sans ces traces, la lecture reste une expérience intérieure qui s'évapore assez vite. Dans leur portrait de lecteur et de lectrice, beaucoup d'étudiant·es commencent le cours avec l'objectif de mieux retenir ce qu'ils ou elles lisent.

Apprendre efficacement, c'est refuser la passivité, s'engager, explorer avec curiosité, générer activement des hypothèses et les mettre à l'épreuve. (Stanislas Dehaene, Apprendre ! p. 243)

En phase préparatoire, l'objectif est d'explorer le texte sans intention analytique. On commence par observer le paratexte : que nous apprennent le titre, les sous-titres, l'épigraphe, les notes de bas de page, les divisions du texte ? On note nos interrogations et on essaie d'anticiper ce dont parlera le texte. On peut noter nos hypothèses dans la marge et les vérifier par la suite.

Ensuite, au premier contact avec le texte, on adopte une attitude un peu nonchalante, celle de la «réaction spontanée». On laisse des traces visibles (et surtout lisibles) des effets que produit le texte sur soi. Ces traces serviront ensuite de tremplin pour aller plus loin. À ce stade, on ne cherche pas tout de suite à formuler une hypothèse d'objectif de communication (HOC). On se contente d'accumuler des impressions et des observations par l'usage de petits symboles rapidement laissés dans la marge (❓❗️❤️⚡️😊🙁 ☁️#️⃣). Ces symboles peuvent représenter diverses réactions suscitées par le texte : une question, une surprise, un sentiment favorable ou, une idée, un lien, une émotion, etc. sur lesquelles on voudra revenir lors d'une lecture ultérieure. C'est surtout une posture personnelle qui est de mise ici, posture qui nous amènera à une plus grande distanciation ensuite.

La lecture stratégique

En lecture stratégique, on revient aux passages riches ou intrigants repérés en première lecture. Une stratégie n'est pas une tâche à produire (comme rédiger une analyse), mais un processus mental qu'on applique pendant la lecture ou immédiatement après. À la différence de la simple annotation, elle demande de porter une attention particulière à un aspect précis du texte : les personnages, les émotions, la structure narrative, les symboles, etc. Chaque stratégie est comme un filtre ou une paire de lunettes qui révèle une dimension particulière de l'œuvre.

Au début, je proposais une vingtaine de stratégies, mais avec le temps, j'ai fini par ne garder que les plus efficaces et, surtout, les proposer dans un certain ordre. Elles sont de complexité variable et regroupées en trois grands ensembles, selon la maitrise ne l'étudiant·e.

Les stratégies simples

Les stratégies de premiers niveaux taxonomiques sont axées sur la mémoire de l'apprenant et sur sa compréhension du texte. Dans l'approche ELLAC, elles permettent de développer les postures descriptive et personnelle.

n° 1 : Poser des questions

Poser des questions transforme déjà la lecture passive en engagement actif. Les questions guident l'attention vers ce qui intrigue dans le texte et nous obligent à chercher du sens. Questionner le texte, c'est dialoguer avec lui.

Formuler des questions pendant et après la lecture permet d'approfondir notre compréhension et de stimuler notre réflexion (et notre mémoire). Une bonne question ouvre souvent plus de portes qu'une réponse définitive !

n° 2 : Résumer les éléments de contenu

Il s'agit de faire une synthèse des éléments principaux du texte : l'action, les personnages, les lieux, les moments importants. Résumer nous oblige à distinguer l'essentiel de l'accessoire. C'est une base solide pour toute analyse : avant d'interpréter le texte, il faut d'abord bien comprendre ce qui s'y passe. Le résumé crée une vue d'ensemble qui facilite ensuite l'exploration plus approfondie.

Pendant ou après la lecture, l'étudiant·e identifie les éléments de base :

  • Qui ? → qui sont les personnages principaux
  • Quoi ? → quelles sont les actions et les événements
  • Où ? → quels sont les lieux où l'histoire se passe
  • Quand ? → à quelle époque ou quels sont les moments clés

On s'appliquera à sélectionner uniquement l'essentiel et à reformuler les idées dans nos propres mots. On devra rester factuel et objectif et organiser logiquement l’information que l'on retient. Tout ceci favorise la mémorisation et la compréhension, mais ce questionnement doit être accompagné d'autres stratégies plus complexes.

n° 3 : Faire des recherches

Aucun lecteur ou lectrice ne possède toutes les connaissances nécessaires pour comprendre un texte. Même l'enseignant·e. Faire des recherches n'est pas un aveu d'ignorance, c'est plutôt une compétence. Les recherches enrichissent la lecture et ouvrent des significations subtiles. Elles permettent de saisir des nuances qui nous auraient échappé au premier coup d'œil. Il s'agit donc de chercher des informations complémentaires pour mieux comprendre le texte : les mots inconnus, les références culturelles, le contexte historique ou des informations sur l'auteur ou l’autrice.

n° 4 : Observer les personnages

Les personnages sont souvent les vecteurs du sens dans un texte. Un personnage n'est jamais là par hasard : il incarne toujours quelque chose. En les observant attentivement, on comprend mieux les intentions de l'auteur ou de l'autrice et les valeurs que défend le texte. On voudra ici examiner les personnages en détail : leurs traits physiques (apparence, description), leurs actions, leurs paroles (que dit-il ou elle ? Comment parle-t-il ou elle ?), leurs relations et ce qu'ils révèlent d’eux-mêmes de manière explicite ou implicite. Que ressent le personnage ? Comment interagit-il avec les autres ?

n° 5 : Observer le registre de langue

Le registre de langue n'est jamais un choix neutre. Il révèle souvent l'origine sociale des personnages et installe une distance, ou au contraire une proximité, avec le lecteur ou la lectrice. Observer le registre aide à comprendre le positionnement de l'auteur ou de l'autrice et les effets recherchés. On sera donc attentif à repérer le niveau de langue utilisé dans le texte et noter quand il change et pourquoi.

  • Familier : langage quotidien, expressions populaires, tournures orales
  • Courant : langage standard, neutre, grammaticalement correct
  • Soutenu : langage recherché, vocabulaire riche, structures plus complexes

Les stratégies intermédiaires

Les stratégies intermédiaires impliquent un niveau taxonomique plus complexe, celui de l'analyse comme telle. Logiquement, dans la démarche ELLAC, ce sont ces stratégies qui nous font passer à la posture analytique.

n° 6 : Observer les émotions

Observer les émotions permet à l'étudiant·e de comprendre les motivations des personnages et ainsi de saisir la dimension plus psychologique du texte. Les émotions révèlent souvent ce qui reste non dit (le sous-texte) et qui crée la tension dramatique.

Cette stratégie analytique consiste donc à repérer et analyser les émotions et les sentiments exprimés dans le texte. Ceux-ci ne sont pas toujours explicites : ils passent souvent par des gestes ou des silences, souvent par des métaphores. En développant son vocabulaire émotionnel, l'étudiant·e enrichit sa littératie et sa perception des nuances affectives.

On pourra distinguer les émotions primaires qui sont brèves et intenses (joie, tristesse, colère, peur, dégoût, surprise) et les sentiments qui sont plus complexes et durables (l'amour, la haine, la jalousie, l'envie, le ressentiment, la gratitude).

Les étudiant·es sont souvent surpris·es de voir qu'on ne connaît pas la différence entre les deux !

Un détour par les films Sens dessus-dessous (Inside out) est parfois très profitable. Presque tout le monde les a vus et les a aimés !

n° 7 : Observer les motifs et les contrastes

Repérer les éléments qui se répètent (les motifs) et les oppositions (les contrastes) est peut-être la stratégie la plus utilisée par les étudiant·es. C'est probablement parce qu'elle permet facilement d'identifier les tensions et les significations importantes dans le texte.

Les motifs et les contrastes sont rarement accidentels. Ce qui se répète insiste et construit du sens par accumulation ; ce qui s'oppose crée une tension ou révèle un conflit. Observer ces patterns permet d'identifier ce qui est souvent central dans l'œuvre.

n° 8 : Observer la structure narrative

La structure narrative, c'est l'organisation des éléments de l'histoire : comment le récit est construit, agencé et rythmé. Elle participe elle-même au sens : une structure circulaire crée un effet de répétition ou d'enfermement ; une progression linéaire peut suggérer une évolution ou une transformation. L'observer permet de comprendre la logique d'organisation du texte et les choix artistiques de l'auteur ou de l'autrice et de voir comment les différentes parties s'assemblent pour former un tout cohérent.

L'étudiant·e observera d'abord la structure générale : le découpage du texte (les chapitres, les sections, les paragraphes), l'ordre de présentation des événements, les transitions entre les parties puis la logique d'ensemble du récit. On cherchera à identifier les séquences narratives (la situation initiale, les éléments déclencheurs, les péripéties et la situation finale). On sera attentif à la construction du récit : les moments clés, la progression dramatique, les changements de rythme et, bien sûr, les effets créés par cette construction.

n° 9 : Observer la narration et ses effets

Il n'y a pas grand-chose de neutre dans un texte littéraire, surtout pas la narration. Elle oriente notre regard autant que notre empathie : en gros, elle contrôle ce que l'on sait, et parfois même ce que l'on pense ! Observer la narration et la focalisation permet de prendre du recul sur notre propre lecture et de mieux comprendre la stratégie de l'auteur ou de l'autrice. Il s'agit d'identifier qui raconte l'histoire et de quel point de vue. Qui parle ? Que nous montre-t-on et que nous cache-t-on ?

n° 10 : Observer les relations

Vient ensuite l'analyse des liens entre les personnages : les rapports de pouvoir, les dépendances, les alliances, les conflits, les hiérarchies, même les distances. Un personnage seul ne dit presque rien ; c'est dans ses liens avec les autres qu'il se dévoile. Qui protège-t-il ? De qui dépend-il ? On aperçoit alors ce qui circule entre eux : des dettes, des silences. Observer les relations (familiales, sociales, hiérarchiques, affectives) fait passer de la description des personnages à la compréhension de la société que le texte représente. Ce n'est pas rien. Plusieurs étudiant·es sont fascinés par cette lecture (surtout en 103).

n° 11 : Observer la temporalité et ses effets

Repérer comment le temps est organisé dans le récit révèle ce qui compte vraiment, car le temps narratif n'est jamais le temps réel. L'auteur ou l'autrice choisit d'accélérer, ralentir, revenir en arrière, anticiper. Ces choix orientent notre attention et créent du suspense ou, au contraire, figent un instant. Que nous dit cet ordre ?

On sera ici attentif à la chronologie, aux analepses (flashbacks) et aux prolepses (flash-forward), aux scènes, au sommaire, aux ellipses et aux pauses.

Les stratégies complexes

Ces stratégies plus avancées permettent d'atteindre une lecture plus profonde et, éventuellement, une posture plus réflexive.

n° 12 : Observer les besoins

Les émotions existent parce qu'elles révèlent des besoins. Observer les besoins des personnages permet de comprendre leurs motivations profondes, au-delà de leurs actions visibles. Un besoin satisfait génère du bien-être, tandis qu'un besoin frustré crée des tensions, des conflits et explique souvent les comportements en apparence contradictoires. Cette analyse révèle la psychologie des personnages et enrichit la compréhension du récit.

Inspiré par Ryan et Deci, on se concentrera ici sur trois besoins psychologiques fondamentaux : l'autonomie (faire ses propres choix), la compétence (se sentir capable et efficace) et la relation sociale (créer des liens significatifs).

n° 13 : Observer les valeurs

Observer les valeurs permet de comprendre les enjeux moraux du texte. Cette analyse révèle aussi la vision du monde portée par l'œuvre et enrichit notre réflexion sur les aspects éthiques. Les valeurs peuvent être morales (le bien et le mal), sociales (la liberté et l'ordre) ou personnelles (l'indépendance et l'appartenance). Elles ne sont pas toujours explicites : elles se révèlent surtout dans les comportements et les jugements. Les conflits de valeurs créent souvent la tension dramatique : un personnage tiraillé entre deux principes contradictoires génère des dilemmes puissants. N'est-ce pas un aspect de la tragédie ?

Il s'agit donc de repérer les valeurs explicites (quand les personnages expriment des jugements moraux, défendent des principes, critiquent ou louent des comportements) mais aussi les valeurs implicites en action dans les choix des personnages, leurs réactions aux événements et leurs relations entre eux.

n° 14 : Observer les symboles

Les étudiant·es découvrent qu'il y a beaucoup d'implicite dans un texte littéraire. Identifier ce qui porte un sens dépassant sa réalité immédiate permet de révéler des enjeux sociaux, politiques, culturels ou existentiels. Un symbole n'est pas une image strictement décorative : c'est bien souvent une ouverture sur les dimensions profondes du texte. En développant sa sensibilité aux symboles, l'étudiant·e comprend comment la littérature dialogue avec la société et porte une vision du monde. Certains vont même risquer des interprétations psychanalytiques !

Ici, on observera les lieux significatifs, les objets marquants, les gestes qui reviennent souvent et ce que ces éléments évoquent sur le plan des inégalités, du pouvoir, des classes, des traditions, des identités, des héritages, des résistances, des dominations et des luttes.

n° 15 : Observer les échos (intertextualité)

Observer les échos enrichit la compréhension en révélant comment chaque texte s'inscrit dans un réseau plus large de créations et de significations. Ces «dialogues» entre les œuvres montrent parfois des filiations artistiques ou des conversations que les auteurs et autrices entretiennent avec leur culture. En repérant ces échos, l'étudiant·e comprend mieux la portée culturelle et historique des textes. Ces échos peuvent être explicites (des citations ou des références directes) ou implicites (de simples allusions ou des résonances thématiques).

Les échos, entre autres, permettent un niveau abstrait étendu.

L'engagement actif, la mémoire et la compréhension

Les stratégies de lecture, enseignées de façon explicite puis pratiquées plusieurs fois en classe, produisent des résultats qui m'ont souvent surpris. Eux-mêmes se surprennent parfois à avoir du plaisir à interpréter les textes. En bout de ligne, ils et elles retiennent mieux les textes et leur compréhension des œuvres s'enrichit. L'objectif est atteint !

Daniel Willingham en donne une raison simple : «Ce dont se souviennent les élèves, c'est ce à quoi ils ont dû réfléchir.» La mémoire, écrit-il, «est ce qui reste de la réflexion» (p. 54). Dehaene arrive au même constat par l'imagerie cérébrale : un traitement actif et en profondeur sollicite le cortex préfrontal, qui forme des boucles puissantes avec l'hippocampe, là où se fixent les souvenirs. Une stratégie de lecture provoque précisément ce traitement en profondeur : elle dit à quoi faire attention, puis oblige à revenir sur ce qu'on a remarqué.

[...] l'apprentissage ne survient que si l'apprenant fait attention, réfléchit, anticipe, avance des hypothèses, au risque de se tromper. Sans attention, sans effort, sans profondeur de la réflexion, la leçon s'évanouit sans laisser de traces dans le cerveau. (Stanislas Dehaene, Apprendre ! p. 244)

Une stratégie de lecture, au fond, c'est une façon de laisser des traces : dans la marge d'abord, dans le cerveau ensuite. _ ◀︎

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CC BY-SA 4.0 (Attribution - Partage dans les mêmes conditions)

Publié le 3 octobre 2026

Références

Bélec, C. et Doré, R. (2023). Une recherche collaborative pour renouveler l'enseignement de la littérature au collégial dans une optique de cohérence disciplinaire : l'intérêt d'une approche par compétence de la lecture.[Rapport de recherche PAREA]. Cégep Gérald-Godin et Cégep de Drummondville. [En ligne]

Dehaene, S. (2018). Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines. Odile Jacob.

Willingham, D. T. (2010). Pourquoi les enfants n'aiment pas l'école ! Librairie des écoles. (Ouvrage original publié en 2009.)

À explorer

Pour les stratégies de lecture, les cartes mentales, la révision linguistique et l'autorégulation métacognitive :

  • 17‣ Enseigner des stratégies — Une approche plus large de l'enseignement explicite des stratégies, notamment pour le cours «Littérature québécoise».

Pour le cadre ELLAC :

Pour la méthode :

Pour la mémoire de travail :

Pour la mémoire comme résidu de la réflexion :

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